De la vente de sites web à l’expertise SEO : pourquoi j’aide aujourd’hui les entreprises confrontées à des contrats contestables

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J’ai commencé ma carrière dans la vente de solutions de visibilité et de sites internet. Prospection téléphonique, rendez-vous avec les dirigeants, analyse de leur présence en ligne : pendant plusieurs années, notamment au sein de PagesJaunes/Solocal et sur le secteur Aquitaine, j’ai découvert de l’intérieur le fonctionnement commercial du marché du web local.

Cette expérience m’a appris à distinguer une proposition sérieuse d’un discours conçu avant tout pour provoquer une signature rapide. Elle m’a aussi permis de comprendre pourquoi tant de dirigeants se retrouvent engagés dans des contrats qu’ils maîtrisent mal, avec des livrables difficiles à vérifier et des résultats parfois très éloignés de ce qu’ils pensaient acheter.

Je ne prétends pas que toutes les agences ou toutes les sociétés de vente de sites travaillent de cette manière. Beaucoup accomplissent un travail honnête et utile. Mais j’ai personnellement rencontré suffisamment de pratiques contestables et de dossiers déséquilibrés pour décider d’en faire aujourd’hui un domaine d’intervention à part entière.

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Ce que le métier de commercial web m’a appris

Commercial en costume avec micro-casque relisant une proposition commerciale imprimée pendant un appel téléphonique
Côté vendeur, le vocabulaire, les outils et les indicateurs sont maîtrisés. Côté client, presque rien n’est vérifiable sur le moment.

Vendre une prestation numérique à une TPE ou à un indépendant est particulier. Le prestataire maîtrise le vocabulaire, les outils et les indicateurs. Le client, lui, doit souvent prendre une décision sans pouvoir vérifier immédiatement la réalité du service proposé.

Cette asymétrie d’information peut être utilisée honnêtement : expliquer, conseiller et construire une solution adaptée. Elle peut aussi devenir un puissant levier de pression commerciale.

Sur le terrain, j’ai appris à reconnaître plusieurs mécanismes récurrents :

  • créer un sentiment d’urgence pour obtenir une signature immédiate ;
  • présenter une offre standardisée comme une opportunité exceptionnelle réservée à quelques entreprises locales ;
  • mélanger dans une même mensualité le site, l’hébergement, la maintenance, le référencement et la publicité sans détailler les livrables ;
  • utiliser un vocabulaire technique que le client ne peut pas contrôler ;
  • mettre en avant des impressions, des apparitions ou des volumes de mots-clés sans relier ces chiffres à des prospects ou à du chiffre d’affaires ;
  • laisser croire que le client possède son site alors qu’il ne dispose ni des accès ni des droits nécessaires pour le transférer ;
  • minimiser la durée d’engagement, les conditions de renouvellement ou le rôle d’une société de financement ;
  • présenter une obligation de moyens comme si elle garantissait des positions ou des résultats commerciaux.

Ces méthodes ne sont pas automatiquement illégales. Leur appréciation dépend du contrat, des échanges et du contexte. Elles deviennent néanmoins problématiques lorsque la réalité de la prestation ne correspond pas à ce que le client a compris ou à ce qui lui a été présenté par écrit.

À mes débuts d’indépendant, certains clients étaient encore enfermés dans leurs anciens contrats

Lorsque j’ai lancé La Web Factory, plusieurs entreprises venues me consulter étaient déjà engagées auprès d’autres prestataires web. Certaines ne cherchaient même pas immédiatement une nouvelle stratégie SEO : elles voulaient d’abord comprendre ce qu’elles payaient et savoir ce qui avait réellement été fait.

J’ai alors découvert des documents commerciaux et contractuels parfois très difficiles à rapprocher de la prestation réelle :

  • descriptions générales sans liste précise des pages ou actions à produire ;
  • engagements de longue durée et mécanismes de reconduction peu visibles pour le dirigeant ;
  • différences entre le discours du commercial et le texte signé ;
  • fautes, incohérences de rédaction ou formulations ambiguës ;
  • courriers de relance particulièrement intimidants ;
  • facturation poursuivie alors que les livrables étaient impossibles à identifier ;
  • accès au site, au domaine ou à l’hébergement jamais transmis ;
  • rapports présentant des chiffres flatteurs sans donner accès aux données sources.

Je n’ai pas remplacé l’avocat et je n’ai pas donné de consultation juridique. J’ai utilisé mon expérience commerciale et mes compétences techniques pour poser les bonnes questions : où sont les pages facturées ? Quelles optimisations ont réellement été intégrées ? Quels backlinks existent encore ? À qui appartient le domaine ? Qui contrôle le compte Google ? Les chiffres du rapport correspondent-ils à Search Console ?

Dans plusieurs dossiers, cette analyse a permis aux dirigeants et, lorsqu’ils étaient accompagnés, à leurs conseils, de disposer d’éléments beaucoup plus concrets pour négocier, contester certains points ou éviter une nouvelle reconduction.

Lorsque le prestataire disparaît mais que le contrat continue

Certaines situations m’ont particulièrement marqué. Dans des dossiers que j’ai examinés, la société ayant vendu la solution avait cessé son activité, changé de structure ou n’était plus l’interlocuteur opérationnel du client. Pourtant, les paiements ou les demandes de règlement continuaient, parfois par l’intermédiaire d’une société de financement, d’un cessionnaire de créance ou d’un organisme de recouvrement.

Le dirigeant se retrouvait alors face à deux sujets différents :

  • une prestation numérique dont il contestait la qualité ou l’existence ;
  • un engagement financier ou contractuel désormais géré par un autre acteur.

Cette configuration est difficile à comprendre sans relire séparément le bon de commande, le contrat de service, les conditions de location ou de financement, les factures et les échanges. L’intervention d’un avocat est indispensable pour déterminer les droits et obligations de chacun.

Mon rôle se limite à une question complémentaire mais déterminante : qu’est-ce qui a été techniquement livré, maintenu et mesuré ?

Un contrat impressionnant ne prouve pas qu’une prestation a été exécutée

Facture de prestation numérique vérifiée au stylo, posée entre une calculatrice, un ordinateur portable et un échéancier
Le volume de pages d’un contrat ne dit rien du travail réalisé : seuls les livrables observables le disent.

Un dossier contractuel peut compter de nombreuses pages, comporter des clauses strictes et employer un vocabulaire juridique intimidant. Cela ne démontre pas, à lui seul, que le travail annoncé a été réalisé.

Pour examiner la réalité d’une prestation, je rapproche les pièces commerciales des éléments techniques :

Ce qui a été annoncé Ce qui peut être vérifié
Création ou refonte du site Pages, fonctionnalités, historique, CMS et éléments effectivement livrés
Optimisation SEO Modifications techniques, contenus, métadonnées, maillage et indexation
Suivi mensuel Rapports, interventions datées, tickets, comptes rendus et évolutions observables
Netlinking URLs des liens, ancres, cibles, statut, indexation apparente et qualité des domaines
Hébergement et maintenance Accès, sauvegardes, mises à jour, disponibilité et services réellement identifiables
Amélioration des performances Mesures avant/après, Core Web Vitals, temps de chargement et corrections intégrées
Visibilité GEO ou IA Actions déployées, sources, citations observables et protocole de test reproductible
Trafic ou prospects supplémentaires Search Console, Analytics, conversions et qualité de la mesure

Cette méthode ne permet pas d’inventer ce qui n’est plus vérifiable. Elle permet en revanche de distinguer les faits établis, les anomalies, les affirmations non documentées et les limites de l’analyse. C’est exactement la démarche que j’applique dans un audit SEO classique, transposée à un contexte de désaccord.

Les signaux qui doivent inciter un dirigeant à vérifier son contrat

Un seul de ces signaux ne démontre pas nécessairement une pratique fautive. Leur accumulation doit toutefois conduire à demander des explications et à conserver les preuves disponibles.

Avant la signature

  • le tarif ou la remise n’est valable que pendant le rendez-vous ;
  • le commercial refuse de transmettre les documents avant signature ;
  • la durée totale et le coût global ne sont pas clairement annoncés ;
  • le client pense acheter un site alors que le contrat prévoit une location ou une licence ;
  • les résultats Google sont présentés comme certains ou garantis ;
  • aucun livrable précis ni calendrier n’est annexé.

Pendant la prestation

  • aucun accès administrateur n’est communiqué ;
  • les rapports ne donnent pas accès aux données sources ;
  • les mêmes explications vagues reviennent chaque mois ;
  • les pages ou liens facturés ne peuvent pas être retrouvés ;
  • le prestataire refuse de préciser ce qui a été fait ;
  • les résultats sont présentés uniquement à travers des indicateurs flatteurs mais secondaires.

Au moment de partir

  • le prestataire conditionne toute transmission d’accès à de nouveaux paiements ;
  • le nom de domaine n’est pas enregistré au nom attendu ;
  • aucune procédure de réversibilité n’est prévue ;
  • une reconduction est découverte après l’échéance de dénonciation ;
  • le client reçoit des relances d’une société qu’il ne connaît pas ;
  • les demandes techniques restent sans réponse tandis que le recouvrement se poursuit.

Ces points de contrôle rejoignent ceux que j’examine sur un hébergement professionnel : qui détient les accès, où sont les sauvegardes et que se passe-t-il le jour où l’on souhaite partir.

Pourquoi je souhaite aujourd’hui rendre ces mécanismes visibles

Mon objectif n’est pas de mener une croisade contre les agences web. Je suis moi-même prestataire et je sais qu’un projet peut échouer sans qu’il y ait tromperie : informations manquantes, délais du client, évolution du marché, limites budgétaires, mise à jour de Google ou simple erreur humaine.

Ce que je refuse, en revanche, c’est que la complexité technique serve à empêcher le client de comprendre ce qu’il achète et ce qu’il reçoit.

Je souhaite donc mettre mon expérience au service d’un web plus transparent :

  • expliquer les méthodes commerciales sans caricature ;
  • rendre les livrables vérifiables ;
  • distinguer une mauvaise performance d’une prestation non réalisée ;
  • documenter les écarts sans exagération ;
  • aider les avocats à comprendre les aspects SEO, GEO et techniques ;
  • permettre aux entreprises de prendre une décision sur la base de faits.

Il ne s’agit pas de qualifier publiquement une entreprise d’« escroc » ou de désigner un coupable. Il s’agit de donner au client et à son conseil les moyens de vérifier une prestation qui, sans expertise technique, reste souvent opaque.

Ce que mon analyse peut apporter à une entreprise ou à son avocat

Selon le dossier, je peux notamment :

  • transformer les engagements commerciaux en points de contrôle techniques ;
  • reconstituer la chronologie d’un site, d’une migration ou d’une perte de trafic ;
  • comparer les rapports aux données Google Search Console et Analytics ;
  • vérifier les contenus, pages et optimisations annoncés ;
  • analyser l’existence et la qualité des backlinks ;
  • inventorier les accès, comptes et actifs numériques disponibles ;
  • documenter les anomalies de performance, d’indexation ou d’hébergement ;
  • estimer le coût technique d’une correction ou d’une reconstruction ;
  • produire un rapport factuel compréhensible par un non-technicien.

Je ne décide pas si les faits constituent juridiquement une faute, une escroquerie ou une inexécution contractuelle. Cette qualification appartient à l’avocat et, en cas de procédure, au juge. Les cabinets qui souhaitent par ailleurs travailler leur propre visibilité peuvent consulter ma page SEO pour les avocats et juristes.

Vous êtes concerné par une prestation web contestable ?

Avant de couper un accès, de modifier le site ou de supprimer des échanges, conservez les documents et données disponibles : devis, contrat, factures, rapports, e-mails, accès, exports Search Console et Analytics, liste des backlinks, captures et chronologie des incidents.

Une première consultation permet de déterminer ce qui peut être vérifié et si un rapport technique complet est utile et proportionné à l’enjeu.

Maxime Mendiboure intervient comme consultant technique indépendant spécialisé dans le SEO, le GEO et l’analyse de prestations web. Il n’est ni avocat ni expert judiciaire. Son analyse ne remplace pas un conseil juridique et ne garantit pas l’issue d’une négociation ou d’une procédure. Voir aussi ses audits SEO en vidéo et ses études de cas.

Définitions